Le secteur de la construction belge reste un secteur fort accidentogène. Les chiffres concernant les décès dans ce secteur pourraient d'ailleurs être sous-estimés puisque les personnes non inscrites à la sécurité sociale ne sont pas reprises dans les statistiques. En outre, les travailleurs de ce secteur sont plus exposés que la moyenne aux risques biologiques, chimiques et ergonomiques, au bruit et à des températures extrêmes.

Facteurs de risque

Les principales causes des accidents (mortels ou entraînant une incapacité temporaire ou permanente) sont les chutes de hauteur (échafaudages), la chute d’objets, la circulation sur le chantier et la manipulation de lourdes charges. 
Le travail sur un chantier est très exigeant sur le plan physique. Les outils vibrants et lourds que les ouvriers utilisent les rendent plus susceptibles de souffrir de troubles musculo-squelettiques (TMS). De plus, ils peuvent être exposés à des agents chimiques pouvant nuire à leur santé.
Le secteur de la construction fait souvent appel à des travailleurs intérimaires. Ces travailleurs – souvent jeunes – sont deux fois plus souvent victimes d’accidents que les autres travailleurs du secteur. L’environnement de travail ne leur est pas familier et ils manquent d’expérience.

Que dit la loi?

Des dispositions spécifiques s'appliquent au secteur de la construction. Elles se trouvent notamment dans l'AR du 25 janvier 2001 sur les chantiers temporaires ou mobiles, qui stipule entre autres que la sécurité et la santé doivent être prises en compte dès la conception d'un ouvrage. Ce texte précise aussi les missions des coordinateurs de sécurité (conception et réalisation).

Le Règlement général pour la protection du travail (RGPT) définit l'état dans lequel doivent se trouver les machines, les outils, les équipements de protection collective, la signalisation, etc. pour garantir la sécurité des travailleurs lors des travaux de construction (RGPT, titre III, chapitre II, section III, articles 433bis à 468).