TMS

En Belgique, 1 travailleur sur 4 souffre du dos. Sur le lieu de travail, certaines tâches peuvent générer des problèmes aux structures musculo-squelettiques. Ces affections, appelées troubles musculo-squelettiques (TMS), touchent les membres et le tronc. Les TMS se manifestent par des douleurs et des lourdeurs articulaires qui s'accentuent avec le temps si le problème n'est pas traité.

 

Définition
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) rassemblent les affections aux structures musculo-squelettiques de notre corps (muscles, articulations, tendons, ligaments et nerfs). Ils peuvent toucher les membres supérieurs et inférieurs mais aussi le dos et la nuque. Ils résultent d'une combinaison de facteurs biomécaniques, environnementaux, psychosociaux, organisationnels et personnels.

Symtômes
Les TMS peuvent se manifester par différents symptômes comme de la douleur, une lourdeur articulaire, de la fatigue, des fourmillements, des pertes de sensations,…
Les nombreux symptômes aident à diagnostiquer la présence de TMS mais ne permettent pas toujours de déterminer le siège de la lésion. Lorsque la plainte est localisée sur une partie spécifique du corps, la source de la douleur est facilement établie. Lorsque les symptômes se manifestent de manière diffuse, la détection est moins évidente. Les TMS diffus sont plus fréquents que les TMS localisés et sont également plus difficiles à traiter.
Les TMS se caractérisent aussi par leur développement progressif. Cela commence par des symptômes qui se manifestent seulement dans certaines activités mais qui, au fil du temps, surviennent de manière chronique. Plus vous attendez pour traiter l'affection, plus la guérison devient complexe.

Ampleur
Les maux de dos et les TMS figurent au premier rang des problèmes de santé liés au travail et ils sont aussi la cause la plus fréquente des arrêts de travail de longue durée. Si la majorité des travailleurs sont susceptibles de développer ces affections, certains secteurs professionnels semblent être particulièrement touchés: le secteur de la construction, de l'aide à domicile et des soins de santé.

Facteurs de risques
L’apparition progressive des TMS mais aussi la diversité des plaintes compliquent l'analyse des faits déclencheurs. En outre, il est rare qu'un facteur de risque isolé provoque une lésion, plusieurs éléments sont généralement nécessaires. Pour faciliter l'analyse, l'on divise les facteurs de risques en quatre groupes:
- les facteurs biomécaniques concernent la posture, la répétition, la force et la durée de l’activité;
- les facteurs environnementaux incluent les vibrations, les pressions mécaniques et les chocs ainsi que le froid;
- les facteurs organisationnels correspondent à la manière dont le travail est organisé et dont une fonction a été développée;
- les facteurs individuels englobent notamment les capacités physiques d'un individu, son âge, son genre…

Législation
En Belgique, il n'existe pas de réglementation spécifique relative aux TMS d'origine professionnelle.
La loi sur le bien-être au travail impose à l'employeur de promouvoir le bien-être de ses travailleurs lors de l'exécution de leurs tâches (Loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail, MB du 18/09/1996). L'employeur doit veiller à ce que le travail soit adapté aux capacités physiques des personnes et à ce que tout excès de fatigue professionnelle (physique ou mentale) soit évité. Pour ce faire, il doit tenir compte de:
- l'organisation du travail et des méthodes de travail et de production (p.ex. moins de travail monotone ou cadencé);
- de la conception des lieux et du poste de travail (ergonomie);
- du choix et de l'utilisation des équipements de travail et de protection individuelle;
- de la charge psychosociale.

Le Code du bien-être au travail contient des dispositions qui traitent notamment des vibrations, de la manutention manuelle de charges, des équipements de travail, du travail sur écran et des sièges de travail et de repos.