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Culture de la sécurité

Ces dernières années, le concept de "culture de la sécurité" a trouvé une place de prédilection dans le monde de la prévention. En réalité, ce concept est bien souvent utilisé à tort et à travers. Alors, de quoi s’agit-il au juste? En quoi la culture de la sécurité d’une organisation revêt-elle de l’importance pour les conseillers en prévention? La culture de la sécurité se mesure-t-elle? Et change-t-elle fondamentalement quelque chose à la donne? Voici quelques-unes des questions auxquelles cet article s’efforce de répondre.

NOSACQ-50 (Nordic Occupational Safety Climate Questionnaire)

Le NOSACQ est un questionnaire qui permet d’étudier dans quelle mesure les travailleurs considèrent la sécurité au travail, comment ils vivent la politique de prévention, et dans quelle mesure ils prennent en compte les règles et les procédures de sécurité qui existent. Dans cet ordre d’idée on parle aussi de climat de sécurité (‘safety climate’) au sein d’une organisation.

Le climat de sécurité donne donc une image de la perception qu’ont les travailleurs des véritables valeurs de leur organisation en matière de sécurité. Au sein d’une organisation ne règne généralement pas un seul climat de sécurité. Celui-ci peut varier selon les niveaux hiérarchiques, les départements, les divisions ou même les équipes. Le NOSACQ sonde donc les perceptions partagées par des groupes de travailleurs.

Culture de la sécurité: analyser pour mieux connaître?

Ces dernières années, le concept de "culture de la sécurité" a trouvé une place de prédilection dans le monde de la prévention. Un petit mot d’explication sur ce concept bien souvent utilisé à tort et à travers.

L’influence d’un bon leadership sur la sécurité et la santé au travail

La sécurité au travail n’est pas simplement une question de bonnes procédures et mesures de sécurité, les travailleurs doivent aussi suivre la politique interne et contribuer à lui donner forme. Pour y parvenir, il faut pouvoir compter sur de bons leaders aptes à motiver leurs collègues pour construire ensemble un environnement de travail plus sûr. Mais qu’entend-on précisément par "bon leadership"? Et qui assume le rôle de "leader"?

Prise d’initiative et participation: la législation

Contribuer à la prévention des risques dans l’entreprise est une obligation légale, que la campagne européenne 2012-2013 "Ensemble pour la prévention des risques" n’a pas manqué de souligner. Que ce soit au niveau européen ou national, tous sont concernés dans l’entreprise: direction, managers, contremaîtres, chefs d’équipe, travailleurs... Qui fait quoi? Le point sur la question en Belgique. 

Zero Accident Vision: œuvrer en continu à la prévention des accidents

La stratégie de prévention Zero Accident Vision est de mieux en mieux intégrée dans les entreprises. Cette vision, qui instaure une politique de sécurité proactive, part du principe que tous les accidents peuvent être évités. Quels sont ses facteurs de réussite?

Que faire pour contrer les comportements "dangereux"?

La mise en place d’un cadre technique sûr et d’une organisation efficace et performante en matière de bien-être au travail ne suffit pas pour voir disparaître les comportements à risque chez les travailleurs. Que faire pour obtenir des comportements "sûrs"? Sur quels éléments peut-on agir?

GlaxoSmithKline: vers une formation toujours plus performante

Vu l’importance de son personnel, l’entreprise pharmaceutique GSK Belgium est confrontée à une demande croissante de formation en sécurité. Jean-Louis Baraté, conseiller en prévention au sein du SIPPT, a coordonné un groupe de travail. Ensemble, ils ont travaillé au développement d’un centre de formations où l’environnement spécifique de production a été reproduit. Cette initiative a valu à l’entreprise d’être sélectionnée comme bonne pratique par le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale dans le cadre de la campagne européenne 2008-2009 sur l’évaluation des risques.

Motivation et communication en matière de prévention

En matière de sécurité, changer les habitudes ne se fait pas du jour au lendemain. Dans certains cas, la bonne volonté de la direction en la matière est, dans la pratique, freinée, voire tout à fait bloquée par une série de facteurs. Contre quelles interférences faut-il lutter? Comment modifier les attitudes face à la sécurité de manière durable?

Responsabilité humaine dans les accidents de travail: les médecins n’échappent pas au mouvement

La responsabilité des accidents de travail, des drames médicaux ou encore des catastrophes industrielles est le plus souvent attribuée à l'homme. Ce constat témoigne de l'absence d'une vision systémique de la problématique étudiée. Car, en réalité, l’individu n'est qu'un maillon d'une chaîne où s'imbriquent des facteurs humains, technologiques et organisationnels. Depuis plus de quinze ans, Anne-Sophie Nyssen, professeur d’ergonomie cognitive et d’intervention au travail à l’Université de Liège, étudie les mécanismes de production de l’erreur dans les systèmes complexes du monde du travail. Une collaboration étroite s’est installée entre son service et l’anesthésie, la chirurgie, le monde médical en général pour améliorer l’efficacité et la qualité des soins, ainsi que la sécurité du patient.