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Reconnaissance des maladies professionnelles: quelle égalité hommes-femmes?

Depuis les années 60, les femmes sont de plus en plus présentes sur le marché du travail, jadis réservé majoritairement aux hommes. C’est pourquoi la relation entre les questions de genre et la reconnaissance des maladies professionnelles est devenue un point important de notre politique. En effet, le monde du travail n'est pas neutre: consciemment ou non, une différence est faite entre les hommes et les femmes, entre masculin et féminin. Cette séparation est fermement ancrée dans les systèmes nationaux de reconnaissance des maladies professionnelles, et la Belgique n’est pas en reste.

Les centres d’appels sous la loupe

Les personnes qui travaillent au sein de centres d’appels sont davantage sujettes au stress et se sentent moins motivées que le travailleur moyen. C’est le constat établi par une étude menée par la Vrije Universiteit Brussel et l’Université de Liège à la demande du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale. Diverses recommandations doivent désormais servir à lancer le débat sur le bien-être dans les centres d’appels.

Avec la participation du Prof. Dr. Roland Pepermans, Work & Organizational Psychology, Vrije Universiteit Brussel
 

Critères d’exposition pour la tendinopathie des membres supérieurs

La tendinopathie des membres supérieurs (tendinopathie de l’épaule, du coude et du poignet) est reconnue comme maladie professionnelle à partir du 1er novembre 2012. Cela faisait plusieurs années que le Fonds des maladies professionnelles (FMP) préparait un dossier pour faire reconnaître certains troubles musculo-squelettiques (TMS) des membres supérieurs comme maladie professionnelle. Dans cet article, PreventFocus se penche sur la méthode choisie par le FMP pour déterminer les critères d’exposition.

Mécanisation et automatisation pour limiter les TMS - Empilage de calendriers de l’Avent

Le Health and Safety Executive (HSE), l’organisme britannique compétent en matière de santé et de sécurité au travail, s’est penché sur l’utilisation et la mise en œuvre d'outils mécaniques et d'automatisation visant à réduire les risques pour les membres supérieurs en cas de manutentions répétitives. Le HSE souligne le fait que si l’automatisation peut être une solution, elle a aussi des limites. En outre, il faut veiller à ce que les opérations à réaliser manuellement après l’automatisation n’entraînent pas de nouveaux risques. Un projet d’automatisation ne peut fonctionner que si les travailleurs sont consultés au préalable et lorsque le nouveau système a d'abord été testé et évalué avant d'être mis en place.
Dans son rapport de recherche, le HSE suggère quelques bonnes pratiques en matière d'automatisation. Ce mois-ci, PreventFocus se penche sur le cas de l’empilage automatisé de calendriers.

Exemples: Mécanisation et automatisation pour réduire les risques de troubles musculo-squelettiques

Le Health and Safety Executive (HSE), l’organisme britannique compétent en matière de santé et de sécurité au travail, s’est penché sur l’utilisation et la mise en œuvre d'outils mécaniques et d'automatisation visant à réduire les risques pour les membres supérieurs en cas de manutentions répétitives. Le HSE souligne le fait que si l’automatisation peut être une solution, elle a aussi des limites. En outre, il faut veiller à ce que les opérations à réaliser manuellement après l’automatisation n’entraînent pas de nouveaux risques. Un projet d’automatisation ne peut fonctionner que si les travailleurs sont consultés au préalable et lorsque le nouveau système a d'abord été testé et évalué avant d'être mis en place.

Principes et concepts ergonomiques: une nouvelle norme de base

L’Organisation internationale de normalisation (ISO - International Standards Organisation) a récemment publié une nouvelle norme ergonomique. Cette norme entend fournir un cadre commun aux principes et définitions essentiels de l’ergonomie contenus dans d’autres normes consacrées au sujet.

ISO TR 12296: Manutention manuelle des patients

Le secteur des soins de santé emploie près de 10% de salariés européens. Or ce secteur est, après celui de la construction, celui qui présente le plus grand pourcentage de troubles musculosquelettiques (TMS). L’un des plus grands risques de ce secteur est la manutention manuelle des patients. Le rapport technique ISO/TR 12296 Ergonomie - Manutention manuelle des personnes dans le secteur de la santé dresse une liste récapitulative des méthodes permettant d'analyser les risques liés à la manutention manuelle de patients. Il propose également des stratégies et des solutions visant à limiter ces risques.

Mécanisation et automatisation pour limiter les TMS - exemple sur la fermeture de caisses en carton

Le Health and Safety Executive (HSE), l’organisme britannique compétent en matière de santé et de sécurité au travail, s’est penché sur l’utilisation et la mise en œuvre d'outils mécaniques et d'automatisation visant à réduire les risques pour les membres supérieurs en cas de manutentions répétitives. Cet exemple présente une situation dans laquelle les travailleurs doivent empaqueter des calendriers dans des caisses en carton et ensuite sceller ces caisses avec du papier collant. 

Mécanisation et automatisation pour limiter les TMS - exemple sur le tri du papier

Le Health and Safety Executive (HSE) britannique a étudié l’utilisation et la mise en œuvre d’outils mécaniques et de l’automatisation pour réduire les risques liés aux gestes répétitifs des membres supérieurs. Cet exemple présente une situation dans laquelle le tri du papier est automatisé. 

TMS et maladies professionnelles : liés à l’âge, mais comment les éviter ?

Les tendinopathies des membres supérieurs sont beaucoup plus fréquentes chez les travailleurs de plus de 45 ans. Étant donné que ces affections surviennent généralement après une longue exposition aux risques, il est essentiel de prendre également des mesures préventives pour les travailleurs jeunes.
(Joeri Luts, service de prévention du Fonds des maladies professionnelles)