Le bonheur au travail des Belges aux temps du corona

La Semaine du Bonheur au Travail a lieu du 21 au 27 septembre 2020. L’Enquête nationale du Bonheur s’est penchée cette année sur le bonheur au travail des Belges avant et après la pandémie de coronavirus.

L’Enquête nationale du Bonheur
L’Enquête nationale du Bonheur, menée par l’UGent et l’assureur vie NN, analyse chaque année depuis trois ans ce qui rend les Belges heureux. Cette enquête comprend entre autres un volet consacré au bonheur au travail. Une édition spéciale de cette enquête a été programmée cette année: destinée à mesurer l’impact de la crise liée à la pandémie de coronavirus, elle compare le bonheur des Belges au travail 6 semaines avant et après son développement.

Qui a été le plus touché?
Juste avant la crise du coronavirus, les Belges étaient sur la bonne voie pour ce qui concerne bonheur: la satisfaction de vie était passée de 6,55 sur 10 (2018) à 6,73 sur 10 (2019). Le développement de la pandémie l’a fait rechuter: il n’est plus que de 6,62 sur 10. Les plus touchés sont les ouvriers et les étudiants: leur niveau de satisfaction est passé de 6,6 à 6,1 pour les premiers et de 6,7 à 6,0 pour les seconds. Chez les employés (du secteur privé), la satisfaction a aussi diminué mais de manière moins importante (de 6,9 à 6,7). Pour les femmes au foyer, les chômeurs, les fonctionnaires, les indépendants et les personnes pensionnées, il n’y a pas ou peu de différences notables.

Moins de bonheur au travail
La fermeture de nombreuses entreprises pendant le confinement - et la réduction des relations sociales qui s’en est suivie - a eu un impact sur le bonheur au travail des Belges, en particulier ceux qui étaient au chômage technique ou avaient été licenciés. Avant la crise du coronavirus, seuls 24% des Belges se disaient ‘malheureux au travail’ (score de 5 sur 10 ou moins). Du fait de la crise, ils sont désormais 28% à l’être. Selon Isabelle Hoebrechts, directrice de 361°, cette augmentation est liée au sentiment d’être privé de liberté dans le cadre d’un avenir incertain.

D’autre part, le pourcentage de Belges octroyant un score de 8, 9 ou 10 à leur bonheur au travail est passé de 41% à 43%: pour Isabelle Hoebrechts, il s’agit de personnes pouvant enfin reprendre leur souffle et échapper à la course quotidienne (moins d’embouteillages, plus de temps pour travailler,…).

Recommandations
Le rapport de l’Enquête nationale du Bonheur émet aussi quelques recommandations pour améliorer le bonheur au travail dans les entreprises:
- fixer des objectifs communs (pas seulement économiques) avec toutes les équipes et, s’ils sont atteints, récompenser les efforts fournis;
- programmer des ‘pauses café’ (virtuelles) permettant d’échanger des expériences positives et de stimuler la créativité;
- penser aux chèques bien-être (coaching, cours de yoga, sport,…);
- former les cadres à l’intelligence émotionnelle et au leadership empathique.

 

Semaine du Bonheur au Travail
La Semaine Internationale du Bonheur au Travail est organisée chaque année au cours de la dernière semaine de septembre (semainedubonheurautravail.be). Pour les entreprises et les travailleurs, c’est l’occasion de se pencher sur la satisfaction au travail et de trouver des solutions pour l’améliorer. Différentes activités de formation sont programmées dans le cadre de cette semaine.

 
 
Sources: belgesheureux.be, semainedubonheurautravail.be
: preventMail 30/2020