Et le coronavirus dans les entreprises belges?

Le rapport bimensuel du 7 décembre 2021 de la KU Leuven et de Idewe, service externe pour la prévention et la protection au travail, montre que les secteurs ayant fourni le plus d'efforts pour réduire les contaminations s'en sortent bien. Lode Godderis, directeur général d'Idewe, y voit une évolution encourageante. 

Un rapport bimensuel
Depuis un an, Idewe publie toutes les deux semaines un rapport sur le nombre d'infections et leur localisation. Idewe se base sur les données publiées par Sciensano, sur les données de la sécurité sociale et sur ses propres données, collectées lors du tracing.

Derniers résultats
Les résultats montrent que ces deux dernières semaines, les plus hauts taux d'incidence (nombre de contaminations par 100.000 habitants) se situent dans les secteurs de la santé et de l'enseignement. Le virus circule beaucoup dans les crèches et les garderies et se retrouve aussi dans les secteurs social, sportif et dans les cafés.

Les secteurs font des efforts
Lode Godderis, également membre du GEMS, le groupe d'experts chargé de conseiller les différents gouvernements du pays, ne voit rien de très surprenant dans ces résultats: "Ce sont des secteurs où les gens ont beaucoup de contacts rapprochés avec les autres". Il pointe cependant un élément positif : "les chiffres semblent diminuer dans les secteurs qui font des efforts". Il cite par exemple les restaurants, où les gens sont le plus souvent assis, mais aussi les entreprises où les employés pratiquent le télétravail et la distanciation sociale. Le professeur réitère donc ses précédents plaidoyers en faveur du télétravail et de la ventilation, tant dans l'industrie hôtelière que dans les écoles.

Diminution des contacts à haut risque
Le professeur ajoute qu’avec le retour au télétravail de la mi-novembre, le nombre de contacts à haut risque dans les entreprises a diminué. L’ analyse de ces contacts révèle en effet que ce sont les pauses non supervisées (brèves conversations dans la salle du personnel, petites pauses café) qui sont les plus à risque.

Conclusion
"Il y a certainement encore une marge d'amélioration, mais les données montrent que les entreprises font des efforts", conclut l'expert.

Source: rtl.be
 
 
 

 

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