Crise sanitaire et santé mentale en berne

Après plus d'un an de crise sanitaire, près d'un employé sur quatre dit ne pas être en bonne santé mentale, indique RTL, relayant une enquête menée par l'Antwerp Management School et l'Université de Gand auprès de 4.660 employés.

L’enquête
L’enquête de l'Antwerp Management School et de l'Université de Gand a été menée auprès de 4.660 employés. 80% des répondants sont originaires de Flandre et 19% de Bruxelles.

Moins d’effets positifs que prévu
Les effets positifs estimés du télétravail ont été revus à la baisse, particulièrement en ce qui concerne l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Au début de la crise sanitaire, deux personnes sur trois considéraient que le télétravail avait un effet positif sur ce plan alors que désormais moins d'un sondé sur deux y voit encore un avantage.
L'impact positif du télétravail sur la productivité et la concentration est aussi en légère baisse: au début de la crise, un peu plus de la moitié l'estimaient comme positif alors qu’ils ne sont qu’un peu moins de la moitié à penser de la sorte.

Santé mentale
Pour 53% des sondés, la crise a eu un effet négatif sur leur santé mentale. La crise n’a eu un impact positif que sur la santé mentale d’un quart des répondants. En outre, 7% des employés interrogés indiquent ne pas avoir été en mesure de travailler à cause des répercussions de la crise sur leur moral. Une majorité (83%) signalent avoir pris à leur compte davantage de tâches stressantes.

Lien social fragilisé
L'étude montre par ailleurs que la crise a fragilisé le lien social au travail. Près d'un répondant sur quatre (23%) déclare en effet ne pas être attaché à ses collègues et 28% des sondés ne ressentent aucun attachement envers leur employeur. L'attachement des salariés à leur entreprise en a aussi souffert. Environ un répondant sur trois estime que le sentiment d'adhésion à son entreprise s'est affaibli au cours de l'année écoulée et a l'impression de moins "faire partie de la même famille" qu'avant le début de la pandémie de coronavirus.

Questionnement
Selon l'enquête, 54% des répondants indiquent se pencher davantage sur leur carrière professionnelle et le sens de leur travail. 23% craignent que la crise du coronavirus influence négativement leur carrière et 10% ont peur de perdre leur emploi. Mais près de 9 répondants sur 10 sont convaincus qu'ils ont les compétences nécessaires pour pouvoir continuer à travailler après la crise.

Source: rtl.be
: preventMail 20/2021