Burn-out et antidépresseurs

Selon les chiffres de l'INAMI, 33.402 Belges étaient absents depuis plus d’un an à cause d’un burn-out. Il s’agit d’une hausse de 33% par rapport à 2016. Les burn-out représentent 7% des incapacités de travail de longue durée. Selon une étude des mutualités socialistes, 40% des patients souffrant d’un burn-out se voient prescrire des antidépresseurs.
"Les antidépresseurs masquent souvent les symptômes", estime Steffie Desart, conseillère en prévention Aspects psychosociaux chez Idewe. "Le burn-out et la dépression sont très différents", explique-t-elle, "Une personne en burn-out a de la volonté, mais est trop épuisée pour agir alors qu’une personne souffrant de dépression n’arrive plus du tout à fonctionner. Les médecins prescrivent des antidépresseurs parce que les personnes souffrant de burn-out sont généralement d’humeur dépressive. Mais les antidépresseurs ne font que combattre les émotions très fluctuantes qu’ils ressentent sans s’attaquer à la cause du problème. Or, il est essentiel, pour ces patients, d’apprendre à gérer les causes du burn-out. C’est pourquoi il est important d’impliquer le médecin du travail dans la réintégration au travail: il peut prendre des mesures qui facilitent le retour au travail."

 

Sources: corporate.devoorzorg-bondmoyson.be, idewe.be

 

 

: preventActua 21/2021